Pratiques funéraires et identité(s)

Ces journées d'études, organisées par l'UMR 7044 ArcHiMedE de l'Université de Strasbourg (Unistra), s'adressent aux doctorant(e)s et docteur(e)s en archéologie, histoire, histoire des religions, sociologie, anthropologie, ethnologie, philosophie, théologie et lettres classiques.

La mort d'un individu dans une communauté entraîne généralement la mise en place d'une chaîne opératoire funéraire complexe répétée de décès en décès. Elle s'oppose en cela aux dépôts non funéraires, caractérisés par l'absence de funérailles et/ou de tombe dédiée (rejet ou abandon du cadavre, privation de sépulture ). L'étude de la « pratique » d'un groupe donné et de sa variabilité permet de saisir des contrastes dans le traitement des défunts et d'appréhender plusieurs aspects de la société des vivants. Les rituels et funérailles - difficilement saisissables dans le cas des populations pré- et protohistoriques -, ainsi que les gestes funéraires révèlent de facto une ou plusieurs des identités du défunt. Il peut s'agir de son identité individuelle, liée par exemple à son sexe, son âge ou son statut social, mais également de son identité collective, qui est quant à elle « vécue et produite » et qui renvoie à son appartenance à un groupe. Le rôle de la pratique funéraire, dans ce dernier cas, est ainsi de maintenir les liens entre ses acteurs et de s'assurer de sa pérennité.

Plus d'informations :
http://www.compitum.fr/appels-a-contribution/12600-l-pratiques-funerair…-

Journée d'études Appel à communications
Les 17 et 18 novembre 2020
une allée bordée de cyprès