Opioid Prescribing Trajectories In Mastectomy-Affected Women

Au cours des dernières années, la prescription d’antalgiques opioïdes a connu une hausse significative dans de nombreux pays, accompagnée d’une augmentation alarmante des décès liés à leur usage. En France, entre 2000 et 2015, le nombre de décès imputables aux opioïdes a progressé de 146 %, soulignant l’ampleur croissante de ce problème de santé publique. Le trouble de l’usage d’opioïdes (TUO), défini par le DSM-5 comme un usage persistant malgré des conséquences négatives, constitue désormais une préoccupation internationale. Si les risques liés à ces prescriptions ont été largement étudiés dans le contexte de la douleur chronique non cancéreuse, peu de données fiables existent à ce jour sur le TUO dans le cadre de la douleur chronique liée au cancer, notamment chez les femmes atteintes de cancer du sein.

Ces patientes représentent la deuxième population de survivantes à un cancer, et nombreuses sont celles qui doivent faire face à des douleurs iatrogènes persistantes induites par les traitements, en particulier l’hormonothérapie. Cette douleur chronique affecte considérablement leur qualité de vie, tant sur le plan fonctionnel qu’émotionnel. Pourtant, la prise en charge de ces douleurs repose encore souvent sur les opioïdes, malgré leur efficacité limitée dans ce contexte spécifique. La poursuite de ces traitements au long cours pourrait ainsi exposer ces femmes à un risque accru de développer un TUO, un risque encore insuffisamment exploré dans la littérature actuelle.

Objectif principal de cette étude est de décrire les trajectoires de délivrances d’antalgiques opioïdes, jusqu’à 1 an, chez ces femmes opérées pour un cancer du sein.

Principaux objectifs secondaires seront d’évaluer les trajectoires de délivrances d’autres molécules telles que les anxiolytiques, les antidépresseurs avec distinction des antidépresseurs à visée thymique et ceux utilisés pour la douleur neuropathique, les antiépileptiques utilisés pour la douleur neuropathique (gabapentine et prégabaline), les antipsychotiques et les hypnotiques jusqu’à 1 an, chez ces femmes opérées pour un cancer du sein.

Il s’agit d’une étude pharmaco épidémiologique, de cohorte longitudinale exploitant les bases de données du SNDS (Système National des Données de Santé). Le SNDS couvre environ 99% de la population française, soit 66 millions d'habitants. Il contient des données individuelles anonymes et exhaustives concernant les dépenses de santé ambulatoires remboursées (SNIIRAM), dont les médicaments délivrés par les pharmacies. 

Thèmes
Disciplines
Mots-clés
  • Douleur cancéreuse
  • Hormonothérapie
  • antalgiques opioïdes
Acronyme
OPTIMAW
Statut
en cours de réalisation
Responsable(s) du projet
Virginie GUASTELLA
Établissement porteur du projet
  • CHU de Clermont-Ferrand
Équipe projet
Contact
Virginie GUASTELLA
vguastella@chu-clermontferrand.fr
0673688199